Les Koshas à la lumière de la vision sans tête

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Les Koshas à la lumière de la vision sans tête

Message  Laurent le Mer 22 Juin - 19:48

Les Kosha, les « enveloppes » de l’âme

Les Kosha sont exposés dans la Taittirîya Upanishad. Kosha signifie en sanskrit enveloppe, revêtement, gaine ou voile. La densification de la création a nécessité plusieurs adaptations de l’énergie et de la conscience, en fonction de la nature des différents plans traversés:

· Ainsi, l’énergie originelle est pure, impalpable sur le plan terrestre. Puis sur un plan intermédiaire, elle devient son, lumière, vibration. Lorsqu’elle atteint les plans les plus grossiers, elle se matérialise: elle devient matière, composée des 5 éléments (éther, air, feu, eau, terre).
· Cela s’applique aussi à l’ « âme » (Jîvâtman ou conscience individuelle) qui descend des plans subtils, jusqu’aux plans grossiers. C’est un peu comme si cette descente vers l’existence terrestre, rendait nécessaire la création d’ «habits », de fonctions, de véhicules, pour permettre à la conscience individuelle d’interagir sur les plans énergétiques traversés.

C’est ce phénomène qui explique l’existence des Kosha (enveloppes). Voici une autre explication imagée des Kosha:

Une pièce est dans le noir le plus total. L’observateur ne peut y voir que l’obscurité. Dans cette pièce, il y a pourtant une lanterne; mais elle est recouverte par de nombreux voiles, qui ne laissent pas passer la lumière. L’Homme est ainsi pareil à la lanterne. Il est recouvert de cinq voiles – ou Kosha – superposés. En son centre le plus secret, brille la lumière de l’Âtman, l’âme individuelle, pure et identique à l’Atman universel. Mais ses sens physiques ne lui permettent pas de voir sa véritable nature. Au contraire: ses sens le poussent à se projeter dans le monde extérieur matériel. A l’image de la lanterne ci-dessus, pourtant allumée, l’Homme ne peut voir, ni être conscient, de sa propre lumière…

Les Kosha cachent à l’humain sa véritable nature. Le Yogi entame un retour à la source, en perçant un à un les voiles, par sa conscience:
· Il sait que plus il se concentre sur la matière, plus la source, l’Atman, est masquée;
· plus il retourne à l’intérieur et se connecte à sa nature véritable, au-delà des Kosha, plus il s’en rapproche.
En fin de course, le Yogi fait l’expérience de la source lumineuse à l’intérieur… Le Jîvâtman (âme individuelle), qui aspire à la libération, fait le chemin inverse à celui de la projection lors de la création de l’Univers. Il remonte, à contre-courant, dans les Kosha, du plus grossier au plus subtil, et finalement les dépasse. Cette tâche est extrêmement difficile: au lieu de se projeter dans le monde extérieur, dans le «faire» et l’«avoir», le Yogi rentre à l’intérieur de lui-même, apprend à se connaître et à «être», jusqu’à retrouver en lui l’Unité dans l’Atman. Et c’est cela que le yogi vise, lorsqu’il pratique les différentes techniques du Yoga…
Source : http://www.yogamrita.com/blog/
Post du 16 juin 2011.
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Ce texte est intéressant.

Nous y lisons la tendance principale chez les yogis et autres chercheurs à imaginer que notre nature véritable ne se révèle qu’après une longue recherche ou une longue pratique intensive du Yoga ou de la méditation.
Cependant, une autre lecture de ce texte est possible. Il nous met lui-même sur la voie par ces différentes phrases :
« En son centre (l’homme) le plus secret, brille la lumière de l’Âtman… »
« plus il retourne à l’intérieur et se connecte à sa nature véritable, au-delà des Kosha, plus il s’en rapproche »
« Il remonte, à contre-courant, dans les Kosha, du plus grossier au plus subtil, et finalement les dépasse »
Avec la vision sans tête, remonter ces courants est un jeu d’enfant. Bien sûr, peut-être que les personnes qui aiment jouer au jeu de la création préfèreront une pratique assidue de la méditation et du yoga, mais comme je suis un peu fainéant, je prends le chemin le plus rapide.
Si je pointe du doigt des objets faisant partie de la création, je remarque effectivement qu’ils sont constitués de matière, grossière ou non. Cependant, si je pointe du doigt vers mon visage, comme le suggère Douglas Harding, j’y trouve…rien. Et ce rien est un espace d’accueil conscient pour le monde. Et, ô mystère… je suis ce rien !
Ce rien, qui rend toute cette création possible, n’est-il pas l’Atman, la Conscience Universelle, Dieu, le Soi ?
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Laurent
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Quand tu pointes le doigt vers ton visage...

Message  Stéphane le Lun 27 Juin - 8:59

Tu fermes les yeux ?


Stéphane

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Garde les grands ouverts!

Message  Laurent le Lun 27 Juin - 20:22

Et vois que ce n'est que le vide qu'ils pointent. Pas de visage là, rien.
Un espace d'accueil pour le monde!
Et c'est ce que nous sommes vraiment.
Génial, cette liberté, non?
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